Biography:
La guerre a poussé Amin Maalouf à fuir son Liban natal, avec sa jeune famille, en 1976, alors qu’il était directeur d’un hebdomadaire international. Il a alors été Grand reporter, puis Rédacteur en chef pour Jeune Afrique durant 10 ans, jusqu’à ce qu’il se consacre à plein temps à son premier roman, Léon l’africain, sortie 3 ans après son premier livre: Les croisades vues par les arabes.
Dans tous ses écrits, il n’a cessé d’éveiller ses lecteurs à la nécessité du dialogue entre personnes de cultures diverses, un dialogue et aussi une appréciation qui peuvent se tisser naturellement entre personnes ouvertes à dépasser les barrières et entraves culturelles. Une nécessité qui devient urgente, comme il le décrit dans son essai Le dérèglement du monde (2009).
Dans tout ce que j’écris, j’ai le sentiment de mener un combat, mon combat, depuis toujours le même. Contre la discrimination, contre l’exclusion, contre l’obscurantisme, contre les identités étroites, contre la prétendue guerre des civilisations, et aussi contre les perversités du monde moderne, contre les manipulations génétiques hasardeuses… Patiemment, je m’efforce de bâtir des passerelles, je m’attaque aux mythes et aux habitudes de pensée qui alimentent la haine… C’est le projet de toute une vie, qui se poursuit de livre en livre, et se poursuivra tant que je pourrai écrire.
Amin Maalouf vibre avec une multiplicité d’origines, cultures et religions (arabe, française, Liban, Turquie, Égypte, Amériques, divers rites chrétiens, …). Ses livres ont été traduits en 37 langues.
Il est élu à l’Académie Française en 2011.