Un soir, je suis tombée sur une personne maussade, en rage, déprimée. D’emblée, il me dit le monde est mauvais, tous les hommes sont mauvais, il n’y a rien qui puisse permettre d’être de bonne humeur… Ah bon? lui dis-je? Et il me lança: je vous défie de me donner des exemples du contraire!
Alors, je lui ai évoqué la fraise qui pousse sur une terrasse, l’oiseau qui y boit une gorgée d’eau, la lune voilée par un nuage multicolore, l’enfant qui sourit,…
Ah…, me dit-il, vous avez raison. Mais l’homme dans tout cela? Tout ce que vous évoquez est le fait de Dieu, pas de l’homme.
C’est l’homme qui a les yeux pour voir la beauté du monde et s’en inspirer lui répondis-je. Et c’est parce que le monde a ses côtés sombres, que nous devons porter nos yeux sur chaque étincelle de beauté qu’apporte la nature.
Nous échangions encore un peu, puis l’homme se mit à sourire et me dit: avec ces mots évocateurs, vous avez réussi à m’apaiser. Merci, car je n’aurais jamais pensé que c’était possible tellement j’étais hors de moi.
Puis nous partîmes chacun de notre côté.